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29 novembre 2009

ANTHROPOLOGIE ECOLOGIQUE

L’anthropologie écologique étudie la complexité des interactions entre les sociétés humaines et les différents éléments, vivants ou inertes, qui constituent le milieu naturel ou le biotope. elle peut aussi étudier l’écosystème, avec le poids des contraintes naturelles sur l’évolution des sociétés, et cherche à savoir si le milieu naturel prédispose l’évolution d’une société.

le rapport entre l’homme et son environnement amène à a des influences réciproques. ainsi, nous pouvons esquisser un bref aperçu des hominidés : qu’ils soient homo habilis, homo ergaster, homo erectus, ou bien le dernier et seul survivant de ces échelons, nous, l’homo sapiens. pour corroborer à l’influence des relations entre les hommes et la nature, nous prendrons deux exemples : l’homme de Neandertal et l’homme de Florès.
Neandertal à vécu jusqu’à il y a environ 30 000 ans en Europe. les découvertes et études scientifiques convergent vers le fait que Neandertal est issu, tout comme sapiens, de homo erectus. Il à immigré, voila environ 300 000 ans de ça dans l’Ouest de l’Europe, et un période glacière à coupé toute l’Europe du reste du monde. Les erectus, coupés du monde, ont donc du vivre de manière insulaire, et s’adapter à cette période glacière, en évoluant vers des hommes extrêmement robustes, des Neandertal.
l’homme de florès, est un hominidé découvert –au nombre de sept- sur l’île portant le même nom en Indonésie, et lui aussi, est un descendant de erectus. il a vécu jusqu’à il y a environ 12 000 ans et avait la particularité de faire un mètre de hauteur. Dans cette même île, tous les squelettes découverts, qu’il soient humains comme celui de Florès ou animaux, sont atteins de nanisme. eux aussi, tout comme Neandertal, ont dû vivre de manière insulaire dans un espace restreint, et leurs corps se sont adaptés, à leur environnement. Les éléphants découverts sur la même île sont, eux aussi, de taille inférieure par rapport à ceux de l’Eurasie.

cette aparté paléoanthropologique fini, nous nous attacherons désormais à une approche anthropologique –des hommes vivants- des interactions et influence des hommes avec la nature.
le Déterminisme environnemental est une idée qui remonte à Hippocrate dans son traité Des airs, des eaux et des lieux. Elle consiste à penser que les caractères de l’homme, sa culture, ses mœurs, sont déterminés par le milieu dans lequel il vit. Cette idée est reprise plus de deux millénaires plus tard par le philosophe français Victor Cousin, qui précise : “
donnez-moi la carte d’un pays, sa configuration, son climat, ses eaux, ses vents et toute sa géographie physique ; donnez-moi ses productions naturelles, sa flore, sa zoologie, etc, et je me flatte de vous dire à peu près quel sera l’homme de ce pays et quelle place ce  pays jouera dans l’histoire, non pas accidentellement, mais nécessairement, non pas à telle époque, mais dans toutes”.
Iran_topo-frNéanmoins, le déterminisme environnemental bute sur certains points, notamment celui de l’Histoire. en effet, si le lieu à des répercussions sur l’homme, ce dernier est aussi soumis aux aléas de l’histoire. En Iran, sur la chaine de montagne Zagros, à l’Est du pays, les zones sont très sèches et arides et le nomadisme et vertical –qui se déplace des plaines vers les montagnes. Or, les populations autochtones, jusqu’au XIII° siècles, étaient sédentaires, il n’y avait pas de migrations pastorales. C’est l’histoire, avec l’arrivée des Mongols au même siècle, qui va modifier cette sédentarité, en imposant le pastoralisme vertical. Dans le présent cas, un lieu propice a la vie sédentaire a été soumis à l’histoire qui a imposer le nomadisme.
Un autre exemple, est le fait qu’en région P.A.C.A,  Barcelonnette et la Provence ont des maisons en pierre, alors que dans le Queyras, les maisons sont en bois. au XVII° siècle, il y avait une interdiction de prendre du bois pour la construction des maisons, car le bois devait être destiné pour la construction des bateaux à Toulon.
Le géographe Vidal de la Blache qui est le fondateur de ce qu’il est convenu de l’Ecole française de géographie, s’est élevé, avec Lucien Febvre, contre le déterminisme environnemental, en citant : « des nécessites nulle part, des possibilités partout, et l’homme maitre des possibilités juge de leurs emploies ». Vidal de la Blache est ce nous appelons le possibilisme, qui consistait à penser que l’on pouvait éliminer une fois pour toute le déterminisme du milieu naturel pour expliquer l’évolution des sociétés. Cependant, il faut tout de monde nuancer fortement l’opposition entre le déterminisme du milieu naturel et le possibilisme. Vidal remet en question le possibilisme sans pour autant se présenter en opposition face à lui. Il recherche les relations qui se tissent entre l’homme et son milieu. nous pouvons alors parler d’environnementaliste. car l’environnementalisme admet l’existence de modifications profondes que les hommes font subir au milieu, mais admet aussi le fait que des influences, voir des contraintes écologiques se font ressentir à l’intérieur des sociétés.

Ce milieu est caractérisé par deux facteurs : le facteur biotique, le facteur abiotique
le facteur biotique
représente tous les êtres vivants, c’est à dire les animaux, végétaux, dont l’ensemble forme la biocénose.
le facteur abiotique représente les entités non vivantes, tels que les pierres, les roches, le climat, les eaux, le sol.
Néanmoins, la notion de milieu est aujourd’hui supplantée par la notion d’écosystème. Cette dernière représente le système d’interaction entre tous les éléments vivants que forment la biocénose et leur biotope, c’est à dire l’aire géographique offrant les conditions de vie. l’écosystème peut aussi avoir des facteurs limitant. Ce sont les facteurs qui peuvent porter atteinte à une espèce de l’écosystème, et peuvent être des facteurs très divers. Par exemple, si une société dépend d’une culture estivale, et qu’une catastrophe climatique surgit, le groupe humain sera dans un situation fort contraignante.

La chaîne alimentaire ou le réseau trophique, définissent les relations de nutritions, nécessaires à la vie, pratiquées à l’intérieur de la biocénose. Le réseau trophique peut comporter trois types de  consommateurs :
- L
es consommateurs primaire, qui sont les herbivores, et qui mangent donc les producteurs
- Les consommateurs secondaires, qui sont les carnivores, qui mangent donc les consommateurs primaires
- Les consommateurs tertiaires, qui sont ceux qui mangent les carnivores, qui mangent donc les consommateurs secondaires.
Si un bovin sera un consommateur primaire, l’homme, quand à lui, sera à la fois un consommateur primaire, un consommateur secondaire, et un consommateur tertiaire. Par conséquent, il est en concurrence avec avec d’autres êtres vivant et d’autres espèces. toutes les entités de la biocénose occupent une place écologique, qui est la place occupée par une espèce à l’intérieur du réseau trophique. l’homme occupe la place primaire, secondaire et tertiaire.

Nous pouvons dégager deux types d’écosystème :
- l’écosystème généralisé : c’est un écosystème qui un indice de diversité très élevé. c’est à dire que la biocénose contient un nombre important d’espèces, chacune étant représenté par un nombre relativement restreint d’individus
- l’écosystème spécialisé :  c’est un écosystème qui a un indice très bas de diversité, mais cette diversité est représentée par un nombre important d’individus
Capacité de support : c’est le rapport entre la densité de population, le territoire et les ressources existantes.

monovariétalisme : c’est le fait de spécialiser telle ou telle région dans la production de telle ou telle espèce animale ou végétale. le monovariétalisme peut être très fragile, comme ça a été le cas en Irlande au milieu du XIX° siècle. Les Irlandais s’étaient spécialisé dans l'a culture de la pomme de terre qui a été touchée par une maladie qui ravagea toute cette agriculture. le pays fût touché par une immense famine, qui provoqua le départ d’un très grand nombre d’Irlandais vers les Etats-Unis. la population à baissée de près de un quart en dix ans.

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26 novembre 2009

QUELQUES TERMES GENERIQUES EN ANTHROPOLOGIE

 

Il n’est parfois pas très aisé de différencier les différentes notions, qu’elle aient une valeur concrète ou abstraite, des sciences humaines. c’est notamment le cas entre ethnographie, ethnologie, et anthropologie.

l’ethnographie est la phase de recueillement des données par l’anthropologue sur le terrain. cette phase, pour être mené dans les conditions les plus productives et objectives, doit être accomplie à travers ce que nous appelons l’observation participante.
L’observation participante, apparu dans les années 1920, grâce à l’anthropologue Britannique Morgan, marque le fondement de l’anthropologie moderne au sens ou nous l’entendons désormais. il s’agit de passer un certain temps (un minimum d’une année est conseillé) à l’intérieur de la société que l’on désire étudier. un certains nombre d’obligations doivent être tenus en compte pour mener à bien sont étude : l’apprentissage de la langue vernaculaire, vivre à l’intérieur de la société parmi la population, prendre des initiatives afin d’accomplir des taches tout comme les autres personnes afin de s’insérer au mieux possible et  de gagner la confiance des habitants, souvient méfiants. il faut savoir allier à la fois la distance, c’est à dire l’observation, et la proximité, c’est à dire la participation. il faut saisir l’intérieur des choses, penser comme les autochtones. c’est ce que définit très bien Dan Sperber, quand il dit : “le chercheur tente d’accorder ce qu’il pense, avec ce qu’il pense que lui-même penserait s’il était l’un d’entre eux”. La phase ethnographique permet de récolter un certains nombre de matériaux, qui seront nécessaire à une première synthèse, qui sera le labeur de l’ethnologue.

l’ethnologie est la phase qui intervient après le travail ethnographique. elle peut être faite soit par le même anthropologue, soit par une toute autre personne. la travail consiste à faire une première analyse, une première synthèse des matériaux recueillis. L’ethnologie est donc la description des collectes, l’étude des modes spécifiques d’existences matérielles, ainsi que de l’organisation sociale des groupes, de leurs savoirs, de leurs visions du monde, et d’une façon plus générale, des éléments qui fondent leur identité et leurs différences sur les autres. on peut dire que l’ethnologie théorise les descriptions de l’ethnographie dont l’unité d’étude est l’ethnie, groupe humain caractérisé par sa langue et sa culture. L’ethnologie se cantonne donc à un groupe, elle n’a pas une valeur universelle comme c’est le cas pour l’anthropologie.

l’anthropologie, quand à elle, est l’étude de l’Homme tout entier. Elle cherche à élaborer des modèles théoriques valable pour tous les hommes, sur toutes les latitudes. elle a une visée comparative des sociétés, tant dans l’espace que dans le temps. comme le dit Lévi-Strauss, “le but est d'ériger une science de l’Homme, commune à tous”. l’anthropologie, comme d’ailleurs toute les sciences humaines, ne peut être véritablement considérer comme une science exact, dans le sens ou nous ne pouvons, comme c’est le cas en physique,chimie ou autre, vérifier les théories par des méthodes expérimentales. l’anthropologie à donc une visée plus générale et comparative que l’ethnologie. il convient tout de même de souligner que ce ne sont que de subtiles nuances, il n’est pas toujours évidement de discerner les deux discipline. c’est en effet Lévi-Strauss, qui introduisit le terme d’anthropologie (sociale et culturelle, afin d’allier la vision Britannique et Américaine) en France, celui d’ethnologie étant prédominant jusqu’à son arrivé dans la discipline.

Pour résumer, nous pouvons résumer ces trois disciplines par la définition que Lévi-Strauss, qui préfère ne pas les parceller, ces trois disciplines sont indissociables : “l'ethnographie est une phase de recueil de données principalement, en tant qu'outil de l'ethnologie, elle entretient avec elle le même rapport que la fouille archéologique avec l'archéologie. L'ethnographie fait partie de l'ethnologie, et l'ethnologie de l'anthropologie”. A travers ces trois étapes, nous passons du plus particulier au général. l’ethnographie, l’ethnologie, et l’anthropologie sont les trois étapes d’une même discipline.

 

L’ethnocentrisme est un terme qui apparait en 1907, à l’initiative de Summer. Pour lui, l'ethnocentrisme est “la tendance, plus ou moins consciente, à privilégier les valeurs et les formes culturelles du groupe ethnique auquel on appartient”.
pour Lévi-Strauss, “c’est la tendance à répudier toutes les manifestations culturelles et les comportements les plus éloignés de ceux auxquels nous nous identifions”.
l’ethnocentrisme, une fois n’est pas coutume, est une valeur universelle. en effet, chaque groupe humain présent sur terre a des tendance, à des degrés différents, ethnocentriques. L’ethnocentrisme vise aussi à prendre pour point de comparaison, les normes qui appartiennent au groupe auquel nous appartenons. ces normes sont considérés comme des valeurs universelles. l’ethnocentrisme est aussi vieux que depuis que l’homme existe. Dans l’antiquité,chez les grecs, le terme de “barbare” ( du grec barbaros) tous ceux qui gazouillaient comme un oiseau, c’est à dire ceux qui ne parlaient pas bien le grec.
l’ethnocentrisme est antinomique avec le relativisme culturel. en effet, l’ethnocentrisme vise, d’une certaine manière, à définir l”humanité là ou s’arrête notre frontière. Or, pour le relativisme culturel, l’humanité commence là ou s’arrête notre frontière.

 

la culture, notion connue de tous, n’en est pas moins complexe. Pour Tylor, la culture est “un ensemble complexe, incluant les savoirs, les croyances, l’art, les mœurs, le droit, les coutumes, ainsi que toute dispositions ou usages acquis par l’homme vivant en société”.
Pour Lévi-Strauss, rentre dans la définition de culture tous ce qui est différent d’une société à une autre : “nous appelons culture tout ensemble ethnographique, qui du point de vu de l’enquête, représente des écarts significatifs”, “la culture est l’ensemble des activités et représentations caractéristiques d’une société”.
Pour Kroeber, “il faut considérer la culture comme existant en soi, planant sur la vie des humains, qui ne sont que des instruments passifs de son pouvoir”.
la culture est donc un ensemble complexe, elle n’est pas une association d’éléments de base séparés les uns des autres.

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07 novembre 2009

L'EMERGENCE DE L'ANTHROPOLOGIE

L'anthropologie, avant qu'elle ne soit une science autonome, dans le sens que nous lui donnons actuellement, a été indissociable de la découverte des nouveaux monde et de la colonisation. bien évidemment, les protagonistes de l'époque n'étaient ni des anthropologues, ni même dans bien des cas des scientifiques, mais ont tous participer de près ou de loin, directement ou indirectement, à faire émerger l'anthropologie. nous tenterons d'esquisser l'historique de cette discipline, pour mieux comprendre son rôle et ses spécificités.

Les découvertes des mondes nouveaux a eu lieu principalement entre le XV°S et le XVIII°S. l'ensemble de ces découverte ont pu aboutir grâce à des progrès considérables dans les techniques, et surtout dans la navigation. elles sont représentées par d'illustres explorateurs, tels Christophe Colomb, Magellan, Jean-François de Lapérousse, etc.. tous les navires qui traversèrent les mers et océans étaient affrétés par des missionnaires, dont le but, dans ces temps de grande croyance religieuse, était de convertir toutes les populations indigène nouvellement découvertes à la christianisation.
mais avant de passer par ce processus d'acculturation, dont les indiens ont été soumis, il va fallait au préalable s'assurer que ces personnes avaient une âme. ce questionnement, comme le précise Levi-Strauss, n'est pas une spécificité occidentale : "Ainsi se réalisent de curieuses situations où deux interlocuteurs se donnent mutuellement la réplique. Dans les grandes Antilles, quelques années après la découverte de l'Amérique, pendant que les Espagnols envoyaient des commissions d'enquêtes pour rechercher si les indigènes avaient ou non une âme, ces derniers s'employaient à immerger des blancs prisonniers, afin de vérifier, par une surveillance prolongée, si leur cadavre était ou non sujet à la putréfaction" (1).
pour répondre à cette interrogation, plusieurs controverses se sont produites, do
nt non la moins connue, la controverse de Valladolid. il s'agissait d'un affrontement entre deux théologiens, Bartholomé de Las Casas et Ginès de Sepulveda. l'enjeu de cette controverse était de taille, car il sous-entendait si les indiens devaient ou non être exploités. Sepulveda pensait que ces derniers n'avaient pas d'âme, et donc que la Bartolomedelascasascolonisation était une bonne chose, tandis que Las Casas va se battre en démontrant que les indigènes, malgré leurs coutumes biens différentes des mœurs occidentales, étaient bien des hommes. au terme de cette controverse, il en est conclu que les indiens avaient une âme, qu'il fallait tout de même convertir au christianisme (2). en effet, ces indiens étaient décrits par une litanie de l'absence, c'était des êtres sans morale, sans religion, sans loi, sans écriture, sans Etat, sans conscience, sans raison, sans but, sans passé, sans avenir.                                        


 



 

 

 

(1) Lévi-Strauss, C. 1973, Anthropologie structurale deux, Paris, Plon.
(2)  Verhaegen, Jean-Daniel. 1982, La controverse de Valladolid, fim.

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Tags : Bartolomedelascasas

18 août 2009

le temps

HISTORIQUE DU TEMPS
(ce travail s’appuie sur la lecture du livre de Daniel Boorstin « Les chercheurs »)

 

Le temps, cette notion fondamentale et immatérielle peut être vu et analysée sous des angles bien différents : il peut être analysé sous sa forme physique étudié par Einstein ; sous une forme philosophique avec notamment la conception du temps ; et enfin sous ce qui nous intéresse le plus, c'est-à-dire sous une forme historique avec l’évolution de la perception et de la mesure du temps au fil des millénaires chez l’homme.

 

Sans parler de nos ancêtres les plus lointains homos habilis jusqu’à erectus en passant par homo ergaster, l’homo-sapiens et celui qui va réussir à mesurer le temps et s’y adapter afin d’évoluer vers des sociétés toujours de plus en plus complexes et ingénieuses.
Du fait qu’un jour, les hommes ont décidé de ne plus être des nomades et de devenir sédentaires, grâce notamment à la découverte et la maîtrise de l’agriculture, naquit alors le besoins pour eux de prédire les saisons afin de mieux s’y adapter. Il fallait en effet prédire à quand serait les récoltes, la saison des pluies, des neiges, les grandes chaleurs… Naquit alors le calendrier…

 

LES CALENDRIERS

 

Le calendrier le plus ancien a été crée par les égyptiens il y a plus de 4000 ans avant J-C. Ce calendrier était un nilomètre. Le nilomètre était une simple échelle verticale ou était chaque année noté le niveau de la crue. Très vite, les années vont devenir des « années civiles » ou « années du Nil » (l’influence di Nil sur le développement de la civilisation égyptienne est extraordinaire). Une « année civile » est un calendrier composé de 12 mois de 30 jours chacun avec 5 journées supplémentaires en fin d’année dédiées aux festivités ce qui par conséquent représentait un fabuleux calendrier des saisons.
Par ailleurs, ce calendrier était si bien adapté à la nature que Jules César (-100 à -44) le transforma en « calendrier Julien » qui va survivre et animer la vie occidentale jusqu’au XVI°S. Il ne faut pas oublier le fait que depuis toute l’Histoire de l’homo-sapiens, l’homme a les yeux rivés vers le ciel, c’est lui qui guide le temps de même que nos croyances. Pour les romains, chaque jour de la semaine est influencé par une planète du système solaire. Ainsi au III°S chaque nom de jour est dédié à une planète par ordre d’influence selon leurs croyances de l’époque et comme le démontre le tableau ci-dessous nos journées sont originaires du nom des planètes.

 

 

Français

Italien

Espagnol

Anglais

Soleil

Dimanche

Domenica

Domingo

Sunday

Lune

Lundi

Lunedi

Lunes

Monday

Mars

Mardi

Martedi

martes

Tuesday

Mercure

Mercredi

Mercoledi

Miércoles

Wednesday

Jupiter

Jeudi

Giovedi

Jueves

Thursday

Venus

Vendredi

Venerdi

Viernes

Friday

Saturne

Samedi

Sabato

sabado

Saturday

 

Néanmoins, même si le « calendriers du Nil » et le « calendrier » Julien étaient très avancés pour leur temps, ils manquaient tous deux de précision du fait que la rotation de la terre autour du soleil n’est pas exactement de 365 jours ce qui fait qu’au fil des décennies un décalage va s’amorcer. C‘est le pape de l’église catholique Grégoire VIII qui va rectifier ce décalage en 1582 en passant au calendrier grégorien qui va passer cette même année du 4 au 15 octobre : l’équinoxe de printemps qui est le moment le plus important pour les chrétiens (fête de Pâques) sera comme le veut le calendrier solaire le 21 mars.
Même si plus de 40 ans après, l’immense majorité du monde vit toujours au rythme de calendrier Grégorien, ce dît calendrier n’a pas été adopté de partout à la même époque et a parfois fait l’objet d’émancipations pour se libérer notamment de la tutelle de l’église comme pour l’Angleterre, la France et L’URSS :

 

-Pour l’Angleterre et ses colonies qui sont protestants, Le calendrier grégorien venant de Rome ne peut pas être accepté, ils ne l’adopteront qu’en 1752.

 

-A la Révolution Française, un nouveau calendrier va voir le jour et va subsister 12 années. Il est créer par une commission qui réparti le temps comme ceci :
La semaine est remplacée par une décade (10 jours) ; le moi en 3 décades ; le jour en 10 heures ; l’heure en 100 minutes ; et la minute en 100 secondes.
Le nouveau calendrier de la Révolution Française comptabilisant 360 jours était déficient de 5 ou 6 jours qui furent donc créent portant les noms suivants :
les Vertus, le Génie, le Travail, l’Opinion, les Récompenses et pour les années bissextiles la Sans-culottide, consacrée au repos et au sport. Ce calendrier survit jusqu’à l’arrivée au pouvoir de Napoléon qui va restaurer l’ancien calendrier et qui va de facto bénéficier de la bénédiction du pape.

 

 

 

Calendrier Grégorien

Calendrier de la révolution française

1 Semaine

7 jours

10 jours

1 Moi

Env. 4 semaines

3 décades

1 jour

24 heures

10 heures

1 Heure

60 minutes

100 minutes

1 Minute

60 secondes

100 secondes

 

-Bien après la Révolution d’Octobre, le gouvernement soviétique crée lui aussi un calendrier révolutionnaire afin de liquider toute influence de l’église. La semaine est composé de 5 journées dont 4 dédiées au travail et une au repos ; chaque fois est composé de 6 semaines ; les jours restants pour parvenir à 365 ou 366 jours dans l’année sont décrétés jours fériés.

 

LES DIFFERENTES HORLOGES

 

Comme nous l’avons vu, la répartition du temps était très aléatoire, et encore fallait-il pouvoir le mesurer afin d’organiser la vie des cités. Pour cela, l’homme a fait preuve de grandes ingéniosités au fil des temps jusqu’à arriver aux horloges mécaniques ou digitales.

 

La première « horloge » fut inventée en -

 

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